vendredi 17 février 2017

/// EXPOPEINTURES, jean-baptiste Ploix

> du mardi 21 au dimanche 28 Février (11h00-19h30) 
















Vernissage mar.21/02 >18h00 / Décrochage dim.26/02 > 18h00
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"Je donne rarement de titre à mes peintures. Elles ne sont pas le résultat d’une idée et je n'ai pas l’envie d'en déterminer une possible interprétation, elles sont un vide que je prends pour territoire.

Cela démarre toujours par la trace au sol. Geste lent, fluide, aléatoire, détaché de toute maîtrise pour rester dans une expérience continue tout au long du processus. Cette trace, je la veux exponentielle. Elle sort de son support. Je l'accumule comme autant de doutes, de contradictions qui s'érigent en structure perméable dans un choix final, poursuivant la pensée d'une peinture physiquement ouverte....(suite en cliquant sur le lien + d'infos)


Je ne peins jamais un tableau de manière autonome, avec les autres ils peuplent le sol de l'atelier, se cherchent dans des dialogues constamment mouvants. Parfois, quand la contrainte d'un rapport frontal et vertical se fait sentir, les coulures se mêlent aux tracés, je les laisse alors prendre part à la structure de la peinture et je les accepte.
J'utilise principalement la gouache pour la qualité de sa lumière, sa simplicité apparente, mais aussi parce quelle ne peut pas ignorer les couches précédentes, elle vient les chercher, elle ne cache rien. S’il m’arrive de chercher une possible genèse à ma peinture, je peux certainement la relier à cette image : celle « du confiseur d’Alexandrie ». Je le regardais par la fenêtre d’un appartement donnant sur l’une de ces ruelles étroites, sombres, que l’on trouve au Maghreb. Tellement sombre que tout semblait en noir et blanc. Le confiseur sortait chaque matin fatiguer sa pâte à guimauve multicolore sur un gros clou en fer forgé planté dans le mur. Ses gestes étaient précis, ouverts, chorégraphiques. Ses couleurs faisaient trace dans l'espace. Je m’en remplissais.
« Hard Times require furious dancing » Titre d'un livre d’Alice Walker, noté sur le mur de l'atelier comme une de ces phrases qui m'accompagnent. Elle porte cette évidente résonance dans l'actualité mais aussi la simplicité d'un appel que je partage.

Jean Baptiste Ploix.

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